Mort de Fidel : Entre show, émotion et mascarade.

Publié le 7 septembre 2017 | pas de réaction

Reportage au cœur de la caravane funéraire de Fidel Castro à travers Cuba.

5 jours d’émotions, d’hommages mais aussi de show et de mascarade.

File d’attente Place de la Révolution pour rendre un dernier hommage à Fidel Castro. Les Cubains se doivent (sont obligés) d’y aller…

Urne funéraire de Fidel Castro dans le Monument José Marti.

Une Cubaine qui a eu un peu trop d’émotions mais surtout un choc thermique Place de la Révolution.

Police militaire Place de la Révolution.

Hommage.

Caravane funéraire Jour 1 sur le Malecon à La Havane.

Drapeaux cubains et drapeau d’Haïti dans les rues de La Havane

Écritures sur des pierres et des murs sur le bord de la route qui va de La Havane à Santiago et qui fût emprunté par la caravane funéraire.

Pour que tout soit parfait, les autorités locales repeignent à la va vite tous les immeubles sur la route de la caravane funéraire.

Des Cubains fidélistes par obligation, par croyance ou par devoir.

La caravane passe dans un petit pueblo de la région de Granma.

Fidel est partout…

 

La Caravane passe en 1/2 secondes devant des Cubains dans les rues de Santiago.

Les Cubains retournent à leurs occupation très rapidement après le passage de la caravane.

Pendant ce temps là, un peu plus haut dans la ville. Jeux de société avec en fond les programmes sur Fidel à la télévision.

Une foule dense sur quelques mètres lors du discours de Raul Castro à Santiago puis très disparate sur 90% de la Place.

Jeunes cubains endormis devant le cimetière de Santiago en attendant l’arrivée matinale de l’urne de Fidel.

Jeunes fidélistes devant le cimetière de Santiago.

Le convoi funéraire arrivant aux portes du cimetière de Santiago.

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Le regard du collectionneur / Olivier Ponsoye

Publié le 26 juin 2017 | pas de réaction

Texte de Olivier Ponsoye, collectionneur d’art, publié dans mon livre In Situ – Dans les coulisses de l’Opéra de Paris.

Lorsque le photographe Pierre-Elie de Pibrac m’a demandé
d’écrire quelques lignes, en tant que collectionneur, sur son
travail avec le Ballet de l’Opéra de Paris, je me suis interrogé
sur la démarche qui consiste à parler d’un artiste qui immortalise
d’autres artistes dans d’autres disciplines. Exercice
périlleux et intime, car en réalité il ramène d’abord à la question
de savoir quel collectionneur est-on et quel lien a-t-on
avec l’artiste et sa création.
L’on dit souvent d’une collection que c’est une autobiographie
vivante guidée par un principe, une idée, que parfois
seul le collectionneur connaît mais qui l’obsède. Pour ma
part, je suis depuis toujours attiré par l’esthétisme, le goût
du beau, le portrait, les coloristes, la valeur symbolique et
humaniste, l’intelligence enfin. Intelligence de l’esprit et de
l’oeuvre. Je ne suis pas un collectionneur de la rupture mais
un amateur de l’intemporel dans l’art, jusqu’à même dans l’innovation.
Mes maîtres à penser sont Piero de la Francesca,
Bonnard, Matisse et Balthus. J’aime les photographes travaillant
la pureté dans la lumière, l’idée de répétition comme les
Allemands Andreas Gursky et Thomas Struth, mais aussi la
construction picturale et l’humanité d’un Cartier-Bresson.
Le lien était donc évident. Pierre-Elie est animé par le goût
du beau, ses images sont humanistes et sensibles. C’est un
humaniste curieux et exigeant avec lui-même qui allait se
confronter au quotidien d’artistes eux-mêmes guidés par une
discipline exemplaire dans le but de dompter les corps, maîtriser
les mouvements et les gestes. Comprendre les transformations
de la souffrance physique et de la rigueur mentale
en beauté parfois quasi extatique est aussi un défi pour
le photographe qui joue avec l’instant et la décomposition
des mouvements. Depuis le début de son travail, Pierre-Elie
de Pibrac est en recherche sur les mécanismes de transformation
de la lumière, des couleurs, des matériaux et du geste.
Dans la danse, le complexe et l’achèvement ultime résident
dans le statisme d’un corps qui par nature ou volonté est en
perpétuel mouvement et instabilité. En revanche, pour le
photographe, dont le cliché traduit la facilité technique de
l’immobilisme, le grand défi revient à développer tout un
mouvement et un rythme sur un format instantané.
La curiosité, la recherche, l’envie de comprendre animent
Pierre-Elie de Pibrac.
On ne peut omettre de voir aussi dans ce travail un clin
d’oeil à son grand père Paul de Cordon, photographe du
cirque et des danseuses du Crazy Horse. Un gentilhomme
saltimbanque au regard élégant sur le monde. Son travail
photographique avec le Cadre Noir de Saumur a laissé des
images de muscles tendus et de démarches cadencées auxquelles
fait écho Pierre-Elie de Pibrac, dans sa traduction en
images du Ballet de l’Opéra de Paris.
J’ai envie de penser à Bacon pour le travail des corps souffrants
et de la mise en scène, à Leonor Fini pour l’ambiance,
aux palettes de couleurs riches inspirées de l’art moderne
pour la trame et définitivement à l’art contemporain pour la
réfraction des vibrations du mouvement et du son. Mais aussi
à la couleur, quasi technologique, d’un Richter jouant avec
les résistances physiques de la matière colorée perpétuant
le travail sur la vision qui taraude l’artiste. On constate une
similitude du rôle des répétitions chez le danseur comme
chez le photographe.
Au-delà de documenter et d’expérimenter, Pierre-Elie de
Pibrac questionne et cherche à obtenir des réponses des danseurs
et de leur aura. Il nous invite dans un voyage mythique,
il nous ouvre les portes de ce panthéon qu’est l’Opéra de
Paris et sa magie des transformations.
Dans son travail, jusqu’à maintenant, il s’était beaucoup
concentré sur la matière et les matériaux, jouant des transparences
et des miroirs dans American Showcase, ou encore
des surfaces et supports bruts dans la série Real Life Super
Heroes. Avec In situ, Pierre-Elie travaille surtout l’appareil
photo. L’appareil capte les émotions puis celles-ci sont transformées
et recréées avec des émotions propres à sa sensibilité
d’artiste plasticien.
L’Opéra de Paris a déjà été beaucoup publié au travers de
diverses interventions photographiques, avec du matériel et
des techniques déjà vus. Il fallait renouveler le genre. Pour les
trois séries réalisées par Pierre-Elie de Pibrac, ce ne sont pas
moins de trois appareils différents qui furent utilisés ; ceci
dans un mixage d’argentique et de numérique, permettant le
passage du noir et blanc à la couleur. Un reflex avec objectif
des années 1960 pour capter l’instant et une chambre (système
ancien et originel de la photographie) à laquelle fut
ajouté un dos numérique pour « sublimer le réel ».
Un travail technique précis et impeccable. Une exigence
semblable à celle du corps de ballet. À la connaissance technique,
historique et de la matière, s’ajoute un apport technologique
servi par une grande sensibilité en phase avec celle
des danseurs. Un apprentissage quotidien d’une osmose
après des phases d’observation, de tests, de compréhension
et finalement d’acceptation. Pas simple d’approcher une
étoile et son cortège de solistes. Un mythe dans le mythe.
Le photographe se vit en Icare s’accrochant à éviter la chute.
La difficulté jour après jour de mériter cette proximité, voire
intimité, avec des artistes du corps et de l’esprit dont la
reconnaissance a toujours voulu dire non pas facilité mais
travail et encore travail. Exigence puis maîtrise pour à la fin
libérer la créativité et son complice la confiance.
Dans In situ II : catharsis, le travail des images met en
scène les énergies, des mouvements purs qui narrent les
mythes et légendes d’enfance, les réminiscences et les pulsions
libérées. L’âme des artistes dans des corps éthériques
où tout est vibration est soudainement mise à jour. La puissance
dégagée de l’intensité des émotions évoque les ruptures
cathartiques qu’imprègne ensuite le matériau photographique.
Pierre-Elie de Pibrac nous dévoile l’invisible, sa
sensibilité et ses propres émotions. Tel un médium, il s’imprègne
des formes qui apparaissent, se les approprie et nous
les restitue avec ses sentiments. C’est le parallèle du danseur
et de l’artiste plasticien, énergie envoyée, énergie captée et
enfin énergie restituée.
Dans In situ III : analogia, les mises en scène sont presqu’à
180 degrés, dans une vision étonnante et irréelle que l’oeil
humain ne perçoit pas mais que la technique utilisée donne
à voir en panorama, presque une sorte de réalité augmentée
issue d’une scène d’un tableau classique. Le panorama
représente une vision schématique de l’angle de vue de l’oeil
et permet, en un seul champ visuel, de faire défiler la narration
de l’histoire. Nous sommes là dans un rapport analogique
entre deux éléments : les murs et le corps. Rythmes suspendus, temps arrêté,
silence laissant place au murmure éternel des pierres.
Après l’énergie libérée, c’est ici l’écho
perpétuel, l’édifice restituant les vibrations intensément capturées,
la résonnance des pierres qui s’imprègne de l’aura
vibrante des artistes. Malgré le poids de l’histoire, les images
traduisent une émotion légère. Pierre-Elie de Pibrac capture
un moment d’éternité répété à l’infini comme une apologie.
Il donne à voir l’âme du lieu mais aussi nous montre l’artiste
lui-même spectateur de son propre jeu, parfois en des lieux
ou places invisibles ou inconnus par ceux qui y séjournent
quotidiennement. Après avoir restitué avec sa sensibilité les
émotions perçues dans la série précédente, ici, il nous donne
sa propre vision de la scène, du théâtre, de la proportion et
du jeu d’artiste. Il met en scène.
Un an d’immersion, de travail et de recherche dans un
univers que l’on aurait pu croire conformiste, écrit d’avance,
sans surprises derrière le rideau et sa magie. Et pourtant…
Pierre-Elie de Pibrac a acquis de la maturité au gré des pas des
danseurs et cette récompense éclate d’une façon évidente
tant les images sont belles. Rien n’est plus heureux pour un
collectionneur que de toucher la maturité d’un artiste.

Olivier Ponsoye, juillet 2014

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Images de l’exposition In Situ – En la Opera de Paris à La Havane / Cuba

Publié le 6 novembre 2016 | pas de réaction

Images de l’exposition In Situ – En la Opera de Paris à la Casa Victor Hugo / La Havane – Cuba

 

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EXPOSITION A CUBA / In Situ – En la Opera de Paris

Publié le 19 octobre 2016 | pas de réaction

Venez découvrir ma nouvelle exposition In Situ -En la Opera de Paris à la Casa Victor Hugo à LA HAVANE / CUBA

Plus de 70 photographies dont de nombreuses inédites et des formats géants allant jusqu’à 6 mètres!!

Du 2 novembre au 16 décembre 2016.

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Exposition réalisée grâce au mécénat de :

Dorothée et Christian Altmayer / Florence et Emmanuel Altmayer / Arnault de Pibrac, Brice Eurieult, Nicolas de Brem (ANB CAPITAL) / José Luis Castro-Garcia / Anne et Pierre Charlet / Marc Chaya / Cyrille Chevrillon (Groupe Chevrillon) / Gérard Degonse / Denis Granger / Camille Genton / Francis Kurkdjian / Nicolas Altmayer, Eric Altmayer (MANDARIN Productions) / Christophe Messager et Quentin Garcilla / Olivier Missoffe (MISSOFFE & Cie Conseil) / Joie et Guy de Pibrac / Laura Salas / Jean Solanet (Groupe SOLANET) / Sucres et Denrées

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Analogia : Mises en Scènes au coeur du Palais Garnier

Publié le 7 octobre 2016 | pas de réaction

Analogia : Mises en Scènes au coeur du Palais Garnier.

Avec les danseurs Léonore Baulac, Laura Bachman, Marion Barbeau, Juliette Hilaire, Emma d’Humières, Mélissa Patriarche, Cyril Chokroun, Germain Louvet, Axel Ibot, Hugo Marchand, et Mathieu Rouaux.min-panorama-n1

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BFM Business parle de l’Hôtel Le Saint et de mes photographies

Publié le 19 septembre 2016 | pas de réaction

BFM Business parle de l’Hôtel Le Saint et de mes photographies

Merci à Capucine Graby de parler de moi comme un photographe qui a un coté irrévérencieux dans ses photos 😉

A partir d’1 minute 40

A voir ICI

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Articles sur l’hôtel Le Saint dans Lui et l’Obs

Publié le 9 septembre 2016 | pas de réaction

Articles sur l’hôtel Le Saint dans les magazines Lui et l’Obs

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Répétitions à l’Opéra de Paris…

Publié le 28 juillet 2016 | pas de réaction

Quelques photographies de répétitions au Palais Garnier et à Bastille.

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Couverture du livre « Dans les coulisses de l’Opéra » de Claudine Colozzi

Publié le 11 juillet 2016 | pas de réaction

Couverture du livre « Dans les coulisses de l’Opéra » de Claudine Colozzi (Edition Nathan)

Une de mes photographies de la série Confidences tirée du livre In Situ – Dans les coulisses de l’Opéra de Paris a été choisie pour illustrer le nouveau livre de Claudine Colozzi, Dans les coulisses de l’Opéra.

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Conférence sur les Real Life Super Heroes au Grand Palais

Publié le 8 juin 2016 | pas de réaction

Venez me retrouver au Grand Palais le lundi 13 juin à 18h30 à l’Auditorium pour une conférence sur  les Super Héros.

Avec :

Anne Besson, professeure de littérature comparée

Olivier Fournout, chercheur à l’Institut Interdisciplinaire de l’Innovation

Et Aurélien Lemant, auteur

Pour trouver vos invitations, cliquez ICI

 

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